le 20 novembre 2006 à 20 H 30
la Maison de Quartier des
Trois Mâts, Place des
Justices Angers
Nous recevions Pierre AUREJAC, Consultant International sur les questions de solidarités à la Caisse des Dépôts et des Consignation, le 20 novembre 2006 à 20 H 30 à la Maison de Quartier des Trois Mâts
Après une rapide présentation de l'Association Racines et Fleurs par Amadou SOW, André CHABOT, président de CASI49 rappelle le thème de la semaine de solidarité internationale :
" Tous migrants ! quelle solidarité ?"
Dans cette Asso. Les demandeurs d'asile sont acteurs : tous les jeudis midi, on déjeune ensemble, on s'écoute, on s'informe, on propose des balades, on s'entraide.
Un exemple d'action : la campagne contre les importations de poulets congelés en Afrique réalisée en collaboration avec des associations locales. Il faut comprendre ! On essaye de recevoir des partenaires.
La représentante de cette association de solidarité internationale rappelle que nous sommes le jour de la journée international des enfants. 5000 enfants meurent par jour faute d'eau.
Un participant indique son accord avec le conférencier, il énonce qu'il n'y a pas de solidarité collective en Afrique, la solidarité se limite à la famille, la dette africaine est de 600M de $, tandis que 340M de $ sont placé par des africains dans le monde occidental.
Réponse de P.A. : La liberté de circulation des capitaux n'est pas égale avec la liberté de circulation des personnes ! On peut se rappeler que l'Argentine a été la 9ème puissance mondiale, la fortune argentine a été à l'extérieur ! En Afrique, il y a en plus le problème de la création des états très influencée par le colonialisme. Les placements productifs nécessaires sont : le logement, la santé, l'éducation. Le FMI a toujours tu cela, en face du FMI, il n'y avait pas d'interlocuteur valable.
Le représentant du CCFD indique leur souci d'être partenaire avec d'autres associations.
Le représentant de REDA, insiste sur la connaissance de l'autre que permet son asso.
Réponse de P.A. : Il faut agir malgré l'importance des mécanismes. La création de droits est source de richesse économique. Au brésil, quand les gens souhaitent un terrain, ils l'occupent, s'ils sont nombreux la police ne peut rien faire. Après quand les gens ont fait reconnaitre un droit d'usage, ils peuvent emprunter et créer de la richesse.
Surprise dans l'assistance
P.A : Il est stupide d'expulser quelqu'un d'un logement, les expulsés reviennent 6 fois plus cher. On remet les gens ensemble.
Une personne : On ne va plus payer de loyer !
Réponse de P.A. : il faut un système ou le non payeur, paye par son travail. On peut utiliser les SELs, c'est possible avec ne vraie vie collective. L'équipement collectif le plus important dans une ZUP est le jardin ouvrier, c'est un lien et un lien entre génération.
Chez les néerlandais pas de dispute entre catholiques et protestants, il y a un sort collectif, les digues doivent être réparées ! De même, on devrait placer les familles difficiles en centre ville, ces nouveaux habitants jouent le jeu.
Une personne : aborde le problème de la prostitution enfantine au Népal.
P.A : Il y a assez d'argent dans le monde, son emploi n'est pas correct. Le déficit américain est financé par le autres pays. On manque de projets bien construits, pour faire des bons projets, il faut des échanges. La lutte contre la prostitution des enfants se fait par la mise en place d'instances juridiques. Les instances juridiques sont sources de revenus. Un bon projet, doit avoir un coté économique, éducatif, avec un hébergement.
Projet de solidarité habitat, réunion, universitaire ONG, réflexion, auto-construction, réalisation de micro-entreprise avec des micro crédit, ainsi, les pauvres s'organisent, les ONG apportent leurs assistances techniques la maitrise d'ouvrage est assurée par la population
Une personne : Le peuple africain joue t il son rôle ? Que fait on de notre argent, n'est ce pas mettre du plâtre sur une jambe de bois ?
Une autre personne : Il n'y a pas d'argent, au Mali il n'y a pas d'université, la création d'une université à été refusé par la banque mondiale !
A. Chabot : Il y a dans le monde des personnes qui organisent autre chose. On propose des projets individuel, peu de projet collectif.
Conclusion de Pierre Aurejac : Il y a un outil, Internet. On peut utiliser Internet pour connaître. Lors du référendum sur la constitution européenne il y a eu un débat exceptionnel grâce à Internet. J'étais opposé au traité de Maastricht, considérant qu'on ne peut pas construire un toit sans avoir construit les murs !